Réseau routier français : un véritable État stratège s’impose !

Communiqué de presse de Florian Philippot

Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Alors que l’Italie a engagé un débat de vérité sur les causes du drame de Gênes, reconnaissant la défaillance de son système d’aménagement routier et le manque chronique d’investissements dû, pour l’essentiel, aux contraintes de l’austérité bruxelloise, des questions similaires se posent à la France.

 

En effet, nos routes et les centaines de milliers d’ouvrages d’art qui les soutiennent sont de moins en moins sûrs, et ce pour les mêmes raisons : sous-investissement public de l’Etat et des collectivités, sous-investissement privé de la part des sociétés d’autoroutes qui préfèrent gaver leurs actionnaires que d’investir massivement dans la sécurité, dilution des responsabilités entre tous les acteurs de l’aménagement du territoire, etc.

 

Selon un récent rapport gouvernemental, au moins 7% des ponts de notre réseau routier national présentent « à terme un risque d’effondrement » et nécessitent en conséquence un investissement d’urgence.

 

Devant cette réalité catastrophique, faut-il attendre qu’un drame se produise pour que le gouvernement de M.Macron se décide enfin à agir ?

 

Les Patriotes réclament une remise à plat complète de notre système routier. Il faut rebâtir un État stratège, aménageur, investisseur et responsable, qui devra faire passer la sécurité et la qualité de notre réseau routier avant tout, ce qui suppose de tourner le dos aux folies néolibérales et de s’asseoir sur les critères de l’austérité européenne. Dans cette perspective, la re-nationalisation des sociétés d’autoroutes s’impose également, aussi bien pour des raisons d’organisation que pour des raisons financières. Les bénéfices de ces sociétés ne doivent pas servir à engraisser des actionnaires privés mais être réinjectés intégralement dans l’entretien du réseau. Nos routes et nos ponts ont besoin d’argent, Les Patriotes savent où le trouver.

Pour les mêmes raisons, le gouvernement doit évidemment renoncer à tous les projets de privatisation des barrages.

Fichage des opposants à Macron par une officine européiste : sommes-nous encore en démocratie ?

Communiqué de presse de Cyril Martinez,

Référent national Les Patriotes au Numérique et à l’Innovation.

 

Une obscure ONG belge et européiste, EU Disinfo Lab, qui prétend être spécialisée dans la lutte contre la désinformation, vient de ficher des milliers d’internautes qui ont évoqué l’affaire Benalla. Une pratique anormale en démocratie, et surtout probablement parfaitement illégale.

 

EU Disinfo Lab était déjà à l’origine de la folle intox sur l’ingérence russe dans l’affaire Benalla. Cette théorie fumeuse a même été balayée par le journal Le Monde expliquant dans un article que les bots « n’auront joué qu’un rôle mineur dans cette polémique ». Non contente d’avoir propagé cette fausse information, l’ONG emploie maintenant une méthode de travail scandaleuse apparentée à du fichage politique. En acceptant de fournir les données brutes de son étude, EU Disinfo Lab a révélé avoir constitué un fichier Excel accessible à n’importe qui.  Sur ce fichier sont épinglés plus de 55 000 comptes twitter ayant évoqué l’affaire Benalla ou critiqué le gouvernement, dont 38 658 qui ne sont pas anonymes.

 

La création d’un tel fichier, qui plus est rendu public, entre très certainement en infraction avec la loi Informatique et Libertés de 1978. Cette catégorisation sans l’accord des personnes concernées est attentatoire aux libertés et menace leur vie privée.

Nous rappelons que des ministres du gouvernement Macron ont utilisé ces données pour faire leur propagande sur l’affaire Benalla.

 

Les Patriotes appellent à des sanctions exemplaires contre cette officine européiste. La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), qui s’est saisie des plaintes, doit agir rapidement et efficacement. La démocratie est affaiblie par ce genre de pratiques dignes des régimes dictatoriaux, et non de la France.